Que ce soit pour préserver l’avenir du site en séparant (vraiment) le fond de la forme, ou bien pour proposer une fonction de recherche avancée, structurer le contenu d’un site est un travail à effectuer dès la conception.

Parler de la structuration des contenus est une gageure, notamment lorsqu'il est temps de choisir un CMS. Articles de blog, présentation d’activité, actualité, produits, ou témoignages, chaque type de contenu a ses caractéristiques. Tiens, il semble que l’on peut classer les contenus par type. C’est un début.

Structurer le contenu du site est une première étape pour que sa normalisation soit moins difficile pour équipes qui le produisent.

Commençons par un exemple riche et représentatif : les produits que vous vendez. Qu’il s’agisse de produits matériels comme des ordinateurs, immatériels comme des logiciels, ou des services. Tiens (bis), voilà un système de classement. Vous voulez que vos clients trouvent ce qu’ils cherchent sur votre site, sur Google ou Bing ou encore Qwant, sur Facebook ou où que ce soit. Vous devez qualifier votre catalogue, définir des données selon des caractéristiques précises, communes à tous les produits ou selon la nature du produit. Ainsi, les bots (les robots indexeurs des moteurs de recherche) pourront comprendre la nature de vos produits et les proposer avec pertinence en réponse à une requête convenablement formulée.

Pour parvenir à ce résultat, vous devez identifier toutes les caractéristiques de vos produits. Elles sont de différentes natures. Par exemple, des dimensions à préciser, une couleur à sélectionner, des accessoires à lister, une description à rédiger, etc. sans oublier, le prix, les frais, la disponibilité, … Pour chaque type de produits décrivez quels sont les champs à saisir, de manière obligatoire ou optionnelle. Ainsi, vous pourrez constituer vos fiches produits, pour vos clients mais aussi pour vous et vos partenaires (backoffice, extranet).

Plus le contenu est visiblement structuré, plus les moteurs de recherche le traitent bien… à votre bénéfice.

Cette démarche, que chacun peut mesurer pour les produits, s’applique aussi pour tous vos contenus. Forcément ce sera plus simple pour de l’actualité que pour une fiche produit, mais cela vaut la peine de se poser quelques questions comme « Faut-il des catégories ? » ou « Faut-il un résumé ? », etc.

Ce travail de structuration de l’information est très important pour l’utilisateur. L’information bien organisée est plus facile à appréhender et donc à comprendre. L’expérience utilisateur (UX) en est le premier bénéficiaire. Un utilisateur qui se sent bien, prend le temps de l’étude et peut ainsi être convaincu. C’est ce que l’on appelle la conversion qui se traduit par une vente, une recommandation ou simplement une bonne impression tant recherchée par nos communicants.

La plupart des outils fonctionnent avec une structure de contenu plus ou moins basique composée d’un titre et d’un contenu « riche » c'est-à-dire avec mise en forme et insertion de media (images, vidéo, …). Cette base est complétée d’un ensemble de données de gestion comme la date, l’état et le format de publication, l’auteur, etc. La plupart du temps, on dispose également de fonction d’organisation des contenus par une méthode père-fils. Certains CMS proposent des fonctions de structuration de contenu. C’est le cas de Drupal 8 qui offre une fonction de création de types de contenus, avec leurs champs et leurs règles. De manière assez proche, Joomla propose des fonctions de champs personnalisés (custom fields) pour enrichir – entres autres – les éléments de contenu nommés articles.

Pour d’autres solutions, il faut en passer par des extensions spécialisées qui ajouteront des capacités de structuration génériques. C’est par exemple le cas de WordPress et l’extension Advanced Custom Fields qui permet de créer des groupes de champs à associer à différents types de contenus, définis avec d’autres extensions.

Quelle que soit la méthode, structurer votre contenu vous permet de mieux le maitriser et donc de mieux le maintenir.

Il s’agit d’enrichir des structures d’informations au sein du backoffice. La difficulté est d’exploiter ces nouvelles données ou structures de données pour la présentation aux utilisateurs, sur le site ou l’application. A minima, il faut un travail sur les modèles du thème, et donc du développement pas toujours simple. Le développement de nouvelles fonctionnalités peut également être nécessaire, par exemple pour des API de redistribution des contenus. Cela demande des compétences techniques.

Si vos besoins sont standards, c'est-à-dire issus de démarches rencontrées fréquemment, optez pour des extensions métiers. L’e-commerce est un exemple que nous avons évoqué récemment et les extensions de qualité pour ces activités ne manquent pas : Drupal Commerce, Woocommerce pour Wordpress ou encore RedSHOP pour Joomla. D’une manière générale, ce genre d’extensions – e-commerce, agenda, médiathèque, GED, etc. – intègrent les ajustements de structure de contenus dont elles ont besoin ainsi que les fonctions permettant de les exploiter. Il est ainsi facile d’obtenir le rendu souhaité. Mais en utilisant plusieurs extensions de ce type, il est probable que l’on perdra en cohérence.

POUR ALLER PLUS LOIN :

HTML sémantique, ou comment aider les bots à bien référencer mon site ?

Pour beaucoup, utiliser le langage HTML sémantique consiste à structurer ses pages avec des titres à des niveaux (de titre) cohérents, et plus généralement utiliser les balises HTML adaptées au contexte par exemple blockquote pour une longue citation ou code pour un extrait de code source. Avec HTML 5, de nouvelles balises sont venues renforcer les balises historiques, essentiellement pour structurer les pages (header, article, section) ou pour identifier les média (audio, video, canvas).

Les utiliser paraît évident, pourtant peu de sites respectent la sémantique du langage pour construire ses pages de contenu. C’est dommage parce que les moteurs de recherche sont friands de cette méthode de codage. En effet, grâce à ces balises, les robots des moteurs de recherche (bots) sont à même de qualifier l’information qu’ils lisent. Ils en sont tellement friands, qu’ils ont largement favorisé l’arrivée d’une nouvelle notion : les microformats et plus récemment les microdatas.

Les microdatas s’appuient sur des schémas de données (voir http://schema.org) qui décrivent le type de contenu par un certain nombre de données, par exemple :

html-semantique.png

En précisant la nature des informations au bot, on lui permet de mieux qualifier le contenu et ainsi la performance du site à son référencement naturel est améliorée.

Pour y parvenir, il est donc capital d’avoir structuré son contenu en amont. Au boulot !

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Publié par Adimeo
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