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Le mouvement slow web invite à repenser notre rapport à Internet. Il ne milite pas pour la déconnexion totale, mais pour une vie numérique plus frugale. Dans cet article, nous vous proposons un décryptage du slow web et de ses grands principes.

Dans un contexte de responsabilité environnementale, les usages sont passés au crible et l’éthique devient un axe fort, dans le numérique comme dans d’autres domaines. Par ailleurs, le Covid-19 interroge nos pratiques et met en lumière ce sujet avec un paradoxe : une surconsommation digitale accompagnée d’une quête d’authenticité et de sobriété.

Un nombre grandissant d’acteurs s’attachent ainsi à faire vivre le slow web avec un écosystème indépendant, loin du précepte digital des licornes « winner takes all ». Chez Adimeo, notre mission est d'accompagner les organisations dans leur transformation digitale. A ce titre, les questions d'environnement, de durabilité et de transition énergétique sont également au cœur de nos préoccupations. Comment réussir une transformation qui allie sobriété et efficacité ?

Qu’est-ce que le slow web ?

Slow web et slow foodLe slow web est une notion qui s’inscrit dans le cadre du web éthique, c’est-à-dire des conséquences éthiques de l’usage du web. L’éthique devient de fait un enjeu de plus en plus important pour la technologie et l’innovation.

De la même manière que le mouvement slow food s’est construit en opposition au fast food, le slow web est une réaction face à fast web et aux addictions générées par les réseaux sociaux. Le slow web est parfois comparé au bio. On pourrait en effet dire que le slow web et le bio partagent la même ambition : un retour aux sources, la lutte contre les dérives de la surconsommation et un modèle plus raisonné.

Tariq Krim, entrepreneur français et fondateur de Netvibes, est aujourd’hui un militant du slow web. Il fait partie du collectif polite.one (ex dissident.ai) dont le slogan est « Tech with good manners » (la technologie avec des bonnes manières). Il affirmait au micro de Gregory Pouy dans le podcast Vlan :

« On a perdu le contrôle du numérique » expliquant : « Nos vies, nos humeurs sont devenues de la nourriture pour l’intelligence artificielle ».

Podcast de Tariq Krim sur le slow web

Les défenseurs du slow web souhaitent donc retrouver un modèle qui met la liberté au centre et où le consentement et le libre arbitre (free will) sont des principes fondamentaux.

Quels sont les piliers éthiques du slow web ?

Le slow web repose sur 3 grands piliers :

  • La gestion du temps long (notamment en période de confinement) : plutôt que le temps réel, le slow web propose de laisser le temps aux personnes et de leur permettre de saisir l’opportunité le moment voulu. Pour autant, le rythme n’est pas aléatoire et passe par la création de rendez-vous et de points de repères tout en faisant preuve de modération ;
  • Le design persuasif et l’éco-conception : le slow web vise l’interaction plutôt que la destination, dans une approche de communauté. Il invite à poursuivre l’efficacité plutôt que la quantité, par exemple le parcours d’achat plutôt que le nombre de pages vues ;
  • La lutte contre l’infobésité et le droit à la vie privée : le slow web privilégie la connaissance à l’information. Il repose sur des contenus utiles et pertinents répondant aux besoins des utilisateurs. Il promeut par ailleurs la transparence sur les usages et l’utilisation des données. 

Comment mettre en pratique le slow web ?

Le slow web passe par :

  • L’ouverture ou la réouverture de plateformes de plus en plus fermées : à l’origine, le web se basait sur des protocoles ouverts et le contenu était accessible à tous ;
  • L’interopérabilité des données : favorisant l’échange de données et la concurrence, dans le respect des règles et bonnes pratiques du RGPD ;
  • Le temps opportun : avec la prise en compte du temps long plutôt qu’une démarche immédiate et de court-terme ;
  • Le rythme : avec une fréquence de publication raisonnée sans frénésie excessive (et sans notifications systématiques !) ;
  • La sobriété : en évitant les fonctionnalités inutiles et en se concentrant sur l’essentiel dans une démarche d’éco-conception, par exemple dans les visuels et les couleurs ;
  • L’interaction : en mettant l’humain et l’utilisateur au centre du dispositif, avec un esprit d’échange et de communauté. N'oubliez pas que, connaître la manière dont vos utilisateurs utilisent votre produit ou service digital, est primordial ;
  • La connaissance : en privilégiant les contenus utiles qui apportent une vraie valeur ajoutée à l’utilisateur.

Comment mettre en pratique le slow web

Le numérique n’a jamais posé autant de questions. Détention de nos données personnelles par les GAFA, marketing prédictif qui nous assomme de produits, infobésité des contenus produits (parfois au détriment de la qualité) et sur-sollicitation sur les réseaux sociaux : tout cela peut contribuer à un sentiment de perte de contrôle.

Le slow web est une réponse à ces préoccupations, proposant de renouer avec l’essentiel pour lutter contre la sensation d’être un pion manipulé et perdu au milieu d’un océan d’opportunités et d’influences.

Chez Adimeo, nous sommes convaincus qu’une troisième voie est possible, plus raisonnée, plus sobre, plus concurrentielle et plus ouverte. Et nous pensons que l’Europe a un rôle essentiel à jouer dans la définition et la construction de cette voie alternative face à une Chine autoritaire et à des Etats-Unis très (trop ?) libertariens.

Webinar - Les meilleures méthodes de design de l'expérience utilisateur

Publié par Eleonore Hugot
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