Bien entendu, jamais vous ne vous poserez la question comme cela dans une réflexion d’ordre stratégique. En revanche, les expériences des autres sont souvent source d’inspiration. Alors faisons une petite promenade de découverte de projets réussis qui mettent en œuvre une usine à sites.

Lorsque nous sommes en phase de réflexion ou plus simplement de veille une telle question peut se légitimement se poser. A quoi peut bien servir une usine à sites ? Bien sûr, on peut aborder le sujet par l’aspect problématique, comme nous l’avons fait dans notre article « Qu’est-ce qu’une usine à sites… web ? » ou par les fonctionnalités comme notre article « Une usine à sites est au service de la communication locale (lien inconnu aujourd’hui) ». Mais l’usine à sites, souvent considérée à tort comme une solution technique, est une réponse conceptuelle à des problématiques complexes qui s’illustre bien par des exemples.

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La Fédération Française de Football exploite une usine à sites pour leurs ligues (régionales) et districts (départementaux).

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C’est de saison, le premier exemple que nous explorerons est celui de la FFF.L’idée d’usine à sites est nées au début des années 2000 pour les quelques 130  sites de ligues et districts. A la base, un tronc commun d’infrastructure, de structure et de partage d’information, de gestion des utilisateurs. Localement, les  équipes choisissent un certain nombre de paramètres de présentation, et surtout entretiennent leur contenus. La première version fût développée sur les fondements d’un outil ad hoc appelée en interne « la publi ». Plus récemment, selon des critères assez proches, une nouvelle version est proposée sur une solution WordPress.  Cette problématique de communication fédérative s’accorde  bien avec  l’idée d’usine à sites.

 

 

Dans un registre de grande entreprise, Eiffage met en œuvre une usine à sites pour des sites institutionnels, de chantiers ou d’activités.

Ce premier exemple n’est pas vraiment business, quoique, mais il peut se juxtaposer à celui d’une grande entreprise comme Eiffage. Celle-ci doit accorder une attention particulière à sa communication globale et dans le même temps donner aux experts métiers le moyen de s’exprimer et de se présenter. C’est dans cette optique qu’une usine à sites a été déployée pour industrialiser la production et le déploiement de sites construits selon trois modèles : institutionnel, chantier ou activité / produit. Ces modèles sont bien entendu personnalisables en termes de mise en forme y compris pour certains aspects graphiques, de structure et surtout de contenu. La solution a été développée sur le CMS Jahia réputé pour ses fonctionnalités multisite intégrées.

Les collectivités locales comme l’Agglomération de Saint-Quentin en Yvelines ont aussi recours à des usines à sites pour leur problématique de communication par mini sites en particulier pour les événements.

Les ressorts sont du même ordre que pour Eiffage, construire rapidement, sereinement et efficacement des mini-sites déclinés de modèles prédéfinis. Néanmoins, ici la démarche est avant tout la rationalisation. En effet, les webmestres sont mutualisés sur un seul backoffice. Les contenus sont produits et contrôlés localement mais mis en forme et mis en ligne par l’équipe spécialisée. Chacun assume ses responsabilités pour une communication précise, réactive et de qualité. Ici Typo3 a été choisi. Comme Jahia, ses capacités multisites sont indéniables et il se prête bien à l’utilisation par des techniciens.

Enfin, l’internationalisation est une voie courante de choix d’une usine à sites. Saint Gobain Pamline en est un bel exemple avec sa trentaine d’implantations locales.

 

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C’est sans doute une des raisons les plus fréquemment invoquées pour choisir la mise en œuvre d’une usine à sites. Comme la langue n’est souvent maitrisée que localement il est bien normal de laisser les acteurs locaux de l’entreprise prendre en main leur communication. Pour autant, il reste rassurant et cohérent de conserver un certain niveau de contrôle central. C’est le choix adopté par Saint-Gobain pour son activité « transport de l’eau » : Pamline. Quel que soit le pays, les valeurs et les métiers de cette activité sont identiques. En revanche, la mise en application des produits et par voie de conséquence leur commercialisation sont forcément liées au contexte local ce qui justifie – au-delà de la langue – la décentralisation de la communication. Pour ce projet, une solution construite sur Drupal 7 a été adoptée pour bénéficier d’un socle fonctionnel riche et de la gestion des traductions.

La communication locale peut être encore plus ciblée. Western Union l’a expérimenté pour ses meilleurs clients (Gold) et pour ses Agents dans près de 25 pays.

La démarche est sensiblement la même que celle de Saint-Gobain, mais il s’y ajoute la volonté de toucher des populations identifiées : les clients Gold et les agents. Les premiers bénéficient de traitements de faveur via un programme de fidélité. Les seconds sont des professionnels d’autres entreprises qui commercialisent les produits de Western Union (par exemple, en France, à La Poste). Des programmes d’animation et de partage d’expérience sont ainsi mis en place par population et par région. Les deux usines ont été construites sur une solution Ad Hoc (php, MySQL).

Bien sûr nous n’avons pas couvert tous les cas possibles de choix de mise en œuvre d’une usine à sites, mais nous espérons vous avoir proposé des perspectives intéressantes pour vos futurs projets.

Publié par Adimeo
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